Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Au moment où les Chinois suspendent certaines opérations avec trois grandes banques françaises, où le FMI est pessimiste sur la croissance mondiale, où l'Italie voit sa note dégradée comme la première Société Générale venue, que la Grèce tend sa sébile, que Bruxelles estime que les banques européennes devront être recapitalisées pour faire face à une crise de la dette plus grave que prévue, que les grèves s'organisent un peu partout contre les politiques d'austérité et que l'avenir de l'euro et de l'Europe est plus qu'incertain, il y a encore des gens qui n'hésitent pas à nous faire rigoler.
Jean-François Copé, est de ceux-là avec son idée de "serment d'allégeance aux armes", un serment que tous les jeunes Français atteignant leur majorité devront, d'après lui, prêter pour s'engager, "si les circonstances l'exigeaient, à servir le pays sous les armes françaises".
Outre que ça arrive comme un cheveu sur la soupe, que ça ne fait pas avancer le schmilblick d'un pouce, on ricane déjà en imaginant l'enthousiasme avec lequel la plupart des jeunes risquent de prêter ce serment.
On rigole moins -beaucoup moins!- quand on se demande si certains d'entre eux, "si les circonstances l'exigeaient", ne choisiraient pas plutôt de prendre les armes contre la France.