Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La France retient son souffle. C'est du moins ce qu'on aimerait nous faire croire, en particulier les journalistes qui font semblant à longueur de JT et d'éditoriaux de vouloir savoir si DSK va être candidat aux primaires du PS mais qui -soyons logiques!- perdraient une grand partie d'un boulot peinard si DSK donnait sa réponse.
De quoi pourront-ils bien parler quand ils l'auront, cette réponse?
Si DSK répond oui avant la fin de son mandat au FMI, il doit démissionner. S'il répond "non", il garde son boulot à Washington et peut même espérer rempiler.
S'il ne dit rien, il garde son boulot aussi et la possibilité de se présenter aux primaires du PS. Il serait bien bête de donner sa réponse trop tôt.
Ne rien dire, c'est avoir le beurre et l'argent du beurre.
Et donc la France est priée d'attendre qu'il ait touché son dernier salaire au FMI. Pendant ce temps, il encourage ses partisans en gardant un oeil sur les sondages et l'autre sur le G20 (il a des dispositions).
Mais la France n'est pas seule en cause. Il y a le reste du monde et son fond monétaire.
Alors, je m'interroge.
Est-ce qu'à Washington, on cherche dès à présent un successeur à DSK? Un second rôle au cas où la vedette mettrait fin à son contrat, une doublure qui ne monterait sur scène que si la diva lui laisse la place? Un remplaçant à qui on demande de s'échauffer au bord du terrain sans pouvoir lui promettre qu'il jouera en seconde mi-temps parce que le titulaire veut se montrer devant les caméras le plus longtemps possible comme ses sponsors l'exigent?