Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Vis-à-vis des événements qui se produisent en Tunisie, la France, par la voix de François Baroin, porte-parole du gouvernement, juge sa position "équilibrée". il est permis de s'étonner de la conception qu'a de l'équilibre le gouvernement français.
Car ces événements gravissimes en eux-mêmes ne sont que la conséquence du mode de gouvernement de la Tunisie par celui qui est à la tête de l'état et qui a bénéficié de la part de la France d'une indulgence incompréhensible pour le simple citoyen que je suis.
Il y a en effet une différence sensible entre la non-ingérence et l'indulgence pour ne pas dire le soutien.
Et je me souviens de tous ces dictateurs qui, tout au long de l'Histoire récente, ont comme Ben Ali, bénéficié de l'amitié des différents gouvernements qui se sont succédés à la tête de notre pays. Les Duvallier père et fils ou Bokassa par exemple pour ne citer qu'eux parmi une très longue liste.
Bien sûr, il y a l'argent, le pré-carré des diplomates et la dure loi des exportations ou de l'approvisionnement en matières premières.
Mais je me demande s'il n'y a pas un peu d'envie aussi: celle que le chef d'état d'un pays relativement démocratique (je parle de la France) éprouve envers ceux qui peuvent, sans s'embarrasser de parlement, d'opposition, de syndicats et de "société civile", faire marcher leur peuple à la baguette.