Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La commission de réflexion sur les conflits d'intérêts vient d'être créée. "Elle est chargée de faire des propositions pour prévenir ou régler les situations de conflit d'intérêt etc etc".
Je vous fais grâce de la suite.
J'ai moi-même réfléchi au problème et j'ai quelques propositions à présenter pour permettre aux élus et autres "agents publics" d'échapper aux soupçons et aux "lynchages médiatiques".
Eviter absolument (les trucs sont éventés):
- la création de micro-partis destinés à recueillir des fonds
- les emplois fictifs pour la famille (s'il s'agit de véritables emplois, exiger un salaire pétardesque)
- les associations subventionnées, elles aussi fictives
- les frais, indemnités, avantages en nature, logements luxueux, voitures de fonction etc.
Tout cela laisse des traces. Et il s'agit d'être irréprochable.
Cependant, s'il n'y a pas d'autre solution, mouiller le maximum de monde dans l'affaire. Ce seront autant de gens qui vous défendront si vous vous faites prendre.
Mais la seule manière est de se faire toujours payer en liquide (éviter cependant les donateurs séniles). Sans témoin, bien entendu.
Garder une petite partie de ce liquide pour, comme un ancien président, se donner l'élégance d'abandonner quelques miettes (plus d'un demi-million d'euros quand même!) «dans le souci d'apaiser une source de polémique préjudiciable à Paris et à ses habitants» et pour éviter que la Justice devant laquelle on va comparaître ne vous en réclame beaucoup plus.
Voilà.
On peut dissoudre la commission.
Ce sera toujours ça d'économisé.