Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Luc Ferry a lâché une rumeur sur le plateau de Canal. Une rumeur qui, a-t-il dit, lui a été confirmée "au plus haut niveau de l'Etat".
Bon. C'est lui qui le dit.
A-t-il voulu briser une loi du silence ou régler un compte? Est-ce un gentil naïf, un chevalier blanc seul contre tous, un méchant délateur ou un calomniateur? On en pense ce qu'on veut.
Quoi qu'il en soit, ça fait du bruit dans le Landerneau politico-médiatique.
Le retour de manivelle ne s'est pas fait attendre.
Comme par hasard, "Le Canard enchaîné" apprend que Ferry, professeur des universités mais exerçant par ailleurs la fonction de "président délégué" du "Conseil d'analyse de la société", n'assure pas les cours qu'il devrait donner et qu'il est payé quand même grâce à une dispense que le Canard qualifie de "légale" mais "complaisante" et qui a pris fin le 30 septembre 2010 et qu'on a refusé de lui renouveler.
Une pierre dans son jardin qui arrive fort à propos. Car ça fait quand même neuf mois que dure cette plaisanterie à 4499,04 euros nets mensuels .
Moi, ce qui me chiffonne, c'e n'est pas tant ce règlement de compte par Canard interposé (quoique ça ne sente pas très bon) mais que l'on puisse payer sur le budget d'une université le salaire d'un bonhomme qui, au mieux, "fournit des rapports à Matignon" et qui, au pire, jouit d'une de ces sinécures que la République, bonne fille (publique?), réserve à ses anciens ministres en les bombardant à la tête d'un comité Théodule, comme disait le Général.
Le Canard ne dit pas si Luc Ferry perçoit en plus une rémunération ou bénéficie d'avantages de ce "Conseil" qu'il préside par délégation et dont le président est François Fillon.
C'est ça qui serait intéressant.
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