Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le chef économique adjoint de la Banque Asiatique de Développement prévoit que le séisme du 11 mars dernier "vu l'ampleur des dégâts et des pertes humaines", aura sur le Japon "un impact économique important, surtout à court terme" et entraînera "une croissance de 1,5 % en 2011 et 1,8 % en 2012".
Pourquoi notre économiste en chef (Madame la Garde des Sous), ne propose-t-elle pas au Conseil des ministres d'appliquer cette recette pour doper une croissance française un peu molle?
Pourquoi ne pourrions nous pas profiter sans tarder du "retour d'expérience" des Japonais et utiliser cette méthode éprouvée? C'est pourtant simple!
Il suffit de:
- supprimer vingt mille personnes (environ, je vous fais ça à la louche)
- détruire quelques villes et villages abritant deux cent cinquante mille habitants (usines, équipements publics, entreprises)
- mettre vigoureusement hors d'usage une centrale nucléaire de six réacteurs (ou deux de trois) de manière à provoquer une grave pollution de l'environnement
- évacuer définitivement deux cent cinquante kilomètres carrés devenus inhabitables.
1,5% de croissance, ça vaut bien un effort.
Si on est plus ambitieux, c'est à dire si l'on vise une croissance de 3% par exemple, il suffit de doubler les chiffres ci-dessus: 40 000 morts, 500 km2, 12 réacteurs etc.
Comme on peut le voir, l'économie, c'est assez simple. C'est accessible au premier imbécile venu (ou à un "chef économique adjoint").