Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
France-Culture m'a annoncé ce matin que notre président bien-aimé par 28% des Français, envisageait de faire stocker un nouveau cadavre au Panthéon et qu'une liste lui serait soumise ce soir. Ce qui a, paraît-il, incité des féministes à vouloir manifester devant l'édifice pour exiger que le cercueil soit celui d'une femme (de gauche évidemment). L'ont-elles fait? Je ne sais.
Tout ça me stupéfie à plus d'un titre.
D'abord, je trouve extrêmement curieuse cette coutume qu'ont eue les gouvernements successifs (et pas seulement chez nous) d'honorer la mémoire des grands personnages en plaçant leurs restes dans un monument à leur mémoire. Le monument, je comprends. Mais franchement, le cadavre! Cela s'apparente dans mon esprit à l'absurde et, entre nous, au répugnant culte des reliques de l'église catholique.
Ensuite, je suis surpris d'apprendre que la décision de "panthéoniser" un mort illustre appartient non pas à la "vox populi" ou, comme c'est devenu la mode, à une "commission indépendante", mais au président de la République. En fonction de quel calendrier? Sur quels critères? Où, dans notre constitution, est-il dit que, de temps en temps, un président doit décider que tel ou tel mort est un "grand homme"? Ou même qu'il en a le droit? Et, si c'est le cas, à combien de panthéonisations a-t-il droit par mandat?
Je vous laisse trouver vous même les raisons politiciennes qui motivent ce genre de décision. C'est hélas! très facile.
Enfin, cette manifestation de féministes aidera-t-elle Pépère à se décider et à désigner le cimetière où il va aller faire déterrer une femme un peu célèbre que les Français seront priés de juger "illustre"? Aussi illustre -et ce ne sera pas difficile- que François Marie Béguinot, Jean-Baptiste-Pierre Bevière ou même Hyacinthe-Hughes Timoléon de Cossé-Brissac, pour ne citer qu'eux et dont je parie que vous ignoriez qu'ils avaient leur caveau en haut de la rue Soufflot?
L'erreur serait d'accorder une célébrité passagère (le temps de la retransmission de la cérémonie à la télévision) à une illustre inconnue. De plus, en ce qui concerne le Panthéon, je me suis laissé dire qu'il y avait de moins en moins de places libres.
Pour éviter ces écueils et puisqu'il s'agit de cendres, je suggère respectueusement à notre président que l'on transfère au Panthéon les cendres de Jeanne d'Arc.