Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Ségo était hier à La Paillade,"quartier populaire de Montpellier", comme nous l'apprend LeMonde.fr avec son habituel sens de la litote . Elle y faisait sa promo. Rien de bien nouveau jusqu'à ce que soudain, dans l'assistance, des femmes voilées et une poignée de manifestants agitant un drapeau palestinien crient "Ségolène casse-toi! La Paillade n'est pas à toi!".
Un truc comme ça, ça la fiche mal dans un meeting de gauche.
Surtout pour de gens qui pensent que l'immigration est une chance.
Mais Ségo a réagi. A la sortie, elle a mis les choses au point: elle ne veut pas"laisser le champ libre à des intégristes qui n'ont pas leur place dans la République française s'ils se comportent comme cela".
Et s'ils se comportent autrement, ces intégristes, ça se discute? Autrement dit, serait-ce le comportement qui serait condamnable mais pas l'intégrisme?
Elle a ajouté que "ce qui les embête en effet, c'est que je puisse venir dans les quartiers populaires, y être bien accueillie par les associations parce qu'ils voudraient que la République laisse à l'abandon ces quartiers et qu'ils puissent y faire la loi."
Finement observé, ma grande! Et tu comptes faire quoi?
Pourtant, elle aurait dû se douter de quelque chose. Comme nous dit Le Monde: "la salle avait été chauffée par le leader associatif des quartiers, Brahim Abbou, qui vante une "France métissée".