Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Dans son rapport publié aujourd'hui, le FMI s'inquiète pour la zone euro. Ses banques, malgré les stress-tests d'il y a quelques mois (un peu optimistes, il faut l'avouer) sont bien mal en point. Des centaines de milliards quittent l'Espagne et l'Italie pour se mettre à l'abri en Allemagne et autres pays du nord.
On s'achemine vers une grande contraction du crédit (ils ont même calculé la contraction: 9%), ce qui déboucherait à la fin de l'an prochain sur un blocage de l'économie réelle.
Les mécanismes de sauvetage (MES et rachat d'obligations par la BCE) devraient, dit le FMI, être plus ambitieux mais -ce qui est rigolo- ces mêmes mécanismes comportent des "risques importants".
Un exemple: l'Espagne ne devrait plus hésiter à appeler à l'aide mais si elle le fait, on se demande si on pourra aider un autre pays ... à emprunter pour payer ses dettes.
D'après le FMI, il faudra recapitaliser certaines banques (encore? eh oui! encore!) et en fermer d'autres (bonjour la panique!).
La zone euro est donc loin d'être tirée d'affaire ce qui risque d'affecter l'économie mondiale.
Que les Américains et les Japonais ne se moquent pas des Européens. Ils éprouvent un "sentiment trompeur de sécurité". Trompeur car, faisant les mêmes erreurs que l'Europe (endettement pétardesque, dépenses publiques obèses), ils peuvent s'attendre à tomber dans un "précipice budgétaire". Et l'économie mondiale déjà fragilisée prendrait un nouveau coup.
Le message du FMI à l'intention de tous les gouvernements sans exception est clair. "Il faut choisir entre faire le nécessaire, ce qui veut dire prendre des mesures politiques douloureuses, ou différer une fois encore celles-ci avec l'espoir fallacieux de se faire un allié du temps. Or il ne l'est pas".
"Mesures politiques douloureuses". Vous avez bien lu.
Bon courage!