C'est Papandréou qui l'affirme (sans rire): "La Grèce ne demande pas d'argent mais un soutien politique fort".
Ce soutien "politique" prendrait la forme de prêts bilatéraux avec des taux d'intérêt plus élevés que la moyenne de la zone euro, "pour ne pas faire de cadeau à ce pays confronté à une crise budgétaire sans précédent" (source Le Monde.fr). Curieusement, ce soutien ne s'accompagne pas d'exigences sur la conduite des affaires grecques, exigences dont la première devrait être le retrait de la vie politique de tous ceux qui, depuis le traficotage des comptes lors de l'entrée de la Grèce dans l'euro en passant par la corruption, le népotisme et l'expansion de l'économie parallèle, ont mené ce pays au bord de la faillite. Dont Georges Papandreou?
Je signale que je souhaiterais bénéficier d'un tel soutien "politique". Je signale aussi que, malgré mes faibles revenus, je n'ai pas dépensé plus que je n'avais et que mon compte bancaire n'est pas dans le rouge. Je signale enfin que je ne dois rien à personne. C'est pourquoi, il n'est pas nécessaire que les sommes qu'on m'avancerait "politiquement" soient assorties d'un taux d'intérêt élevé. Et que même pas d'intérêt du tout me conviendrait mieux.
Je rembourserai, "politiquement" bien entendu, dès que la Grèce aura réduit son déficit au niveau où se situe le mien.