C'est une dame qui bosse dans un de ces cabinets de conseil en marketing qui nous l'affirme en pontifiant à la radio. pendant qu'un journaliste béat la prend vigoureusement au sérieux! Pensez! Une consultante! C'est quelqu'un, une consultante!:
"Le bricolage se démocratise"
Vous avez bien lu! Avouez que pour une nouvelle, c'est une nouvelle!
Après le tennis, l'équitation, le golf, le yachting, les voyages en jets privés, le polo, la chasse à courre, la messe à Saint-Honoré d'Eylau, le carnet du jour du Figaro, le ski à Aspen et autres activités tout aussi prestigieuses destinées à en foutre plein la vue au petit peuple et à susciter dans sa conscience noyée de Ricard une jalousie fortement teintée de respect, voilà-t-y pas que le bricolage aussi se démocratise!
François Pinault, la baronne de Rotschild, Daniel Bouton, Edouard Balladur, le sultan de Bruneï et même Karl Lagerfeld vont devoir, pour compter encore parmi les privilégiés, renoncer à se livrer ostensiblement au bricolage.
Pour eux, finis les week-ends où, dès le petit matin, l'on monte des étagères et l'on repeint ses volets, où l'on débouche ses lavabos et où l'on pose de la frisette dans ses combles aménageables pendant que des paparazzi vous tirent complaisamment le portrait pour faire baver d'envie les mémères qui patientent sous leur casque en attendant que leur permanente prenne.
Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir trouver pour faire rêver la populace? A part vidanger les fosses septiques, j'vois pas.
Heureusement, France-Info réinvitera la consultante qui nous tiendra au courant.