A Libreville, Chirac a été applaudi, Sarko a été hué. On s'interroge sur cette différence de traitement. Un malentendu sur les rétro-commissions? Une valise qui se serait égarée? Une renégociation des concessions pétrolières? Un impair de la brigade financière? Une baisse du marché immobilier dans les beaux quartiers de Paris?
Compte tenu de de ce qu'il est pudiquement convenu d'appeler les "zones d'ombre" des relations entre la France et le Gabon, on peut se demander s'il est plus déshonorant d'avoir été applaudi ou hué aux obsèques de Bongo. Ce qui ne fait aucun doute, en revanche, c'est qu'il n'est pas honorable d'y avoir assisté.
Notons que Giscard est resté à Paris. C'était plus prudent après ses récentes déclarations. De toutes, façons, lui, c'est Bokassa qu'il préférait.