L'émission de "C dans l'air" d'hier 28 octobre nous a fourni quelques bonnes occasions de rigoler. Elle portait -vous l'avez sans doute deviné- sur la crise (sous-crise: la Bourse).
On y a entendu de "bons conseils pour investir". Vous pouvez sans crainte remplacer les guillemets qui précèdent par "Hi, hi, hi!" ou "Ha, ha, ha!" au choix.
Dans la bouche de Jean-Pierre Gaillard: "Si on a du cash et qu'on est disposé à perdre 10 à 15%, on peut acheter des actions qui ont été massacrées". Bien sûr, sauf catastrophe!
Je me permets un conseil sur l'art de suivre ce conseil: "Attendez donc pour acheter que la Bourse baisse encore de 10 à 15%. Si les actions que vous aurez achetées ne valent plus rien du tout, vous aurez moins perdu."
Un autre "économiste" a remarqué que la valeur de la flotte d'Air France-KLM était supérieure a sa valeur boursière et que donc c'était une bonne affaire. Mais si les crises économique et sociale succèdent, comme c'est prévu, à la crise boursière, il y aura de moins en moins de gens qui pourront se payer un billet d'avion. Quelle sera alors la "valeur" d'un avion qui sera cloué au sol faute de passagers? J'ai la réponse. Ce sera une valeur négative: celle du coût du stockage et de la maintenance. Sans parler d'éventuels frais financiers.
J'ai regretté l'absence d'un autre spécialiste fréquemment invité, directeur d'une société financière et par ailleurs enseignant sa spécialité à de futurs traders. Celui qui, il y a moins d'un an, dans la même émission, prévoyait que le CAC40 se stabiliserait à 4 600 points vers le mois de juin dernier.
Heureusement, il est fréquemment interviewé dans les JT, pérorant dans sa salle des marchés. Mais c'est trop court. Comme quoi les plaisanteries les plus courtes ... laissent souvent sur sa faim.
Bonjour chez vous!