Les militaires français qui se battent et se débattent en Afghanistan vont se voir accorder plus de moyens matériels par le gouvernement.
Pour les moyens intellectuels qui font cruellement défaut, il faudra patienter encore quelque temps: on n'en a plus en stock.
L'économie américano-mondiale vient de se voir ouvrir une ligne de crédit de 700 milliards de dollars.
Enfin la crise est jugulée les affaires vont pouvoir reprendre :
Les banques vont pouvoir prêter de l'argent à d'autres banques qui vont pouvoir débloquer le crédit aux investisseurs qui vont pouvoir aider les entreprises à s'équiper qui vont pouvoir produire et approvisionner les distributeurs qui vont pouvoir faire fortune en vendant aux consommateurs ... qui sont toujours fauchés.
Caramba! Encore raté!
En Afghanistan, on peut gagner la guerre et en chasser les Talibans ou autres djihadistes. Ils iront se réfugier ailleurs, au Pakistan ou au Cachemire, au Tadjikistan, au Turkmènistan, en Ouzbekistan ou dans n'importe quel autre état islamiste d'Afrique ou d'Asie qui les accueillera le temps que les occidentaux rentrent chez eux.
On peut aussi perdre la guerre et rentrer chez nous pour y retrouver nos islamistes. Des économies sur les frais de transport et la planète ne s'en portera que mieux
Les industriels de l'agro-alimentaire (et peut-être aussi ceux d'autres professions) qui, jusqu'ici, étaient pour notre belle jeunesse des exemples de probité confinant à la philanthropie, poussés par la faim et la crainte de manquer, se sont laissés aller à trafiquer leurs produits: moins de yaourts dans les pots, moins de petits beurres dans les paquets et moins de beurre dans les petits beurres.
On voit à quelles extrémités peut mener la misère. Ne soyons pas trop sévères : ils sont plus à plaindre qu'à blâmer. C'est sans doute ce dont leur brillant porte-parole auto-proclamé (j'ai nommé Michel-Edouard L.)essaiera bientôt de nous convaincre. Faisons lui bon accueil.