... avec le même plaisir.
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... avec le même plaisir.
Comme son nom l'indique, Alexandra Marinina est russe.
Elle a été lieutenant-colonel de la Milice.
Maintenant, elle écrit des romans policiers publiés au Seuil dans la collection Points.
Ils ne sont pas désagréables.
"1280 âmes", de Jean-Bernard Pouy (Point. Seuil).
A propos du célèbre numéro 1000 de la Série noire: "1275 âmes" de Jim Thompson.
Où sont passés les cinq personnages qui ont disparu entre l'oeuvre originale "Pop. 1280" et la traduction? Et qui étaient-ils?
Une écriture virtuose.
Relevé dans "L'été des machettes" de James Patterson, un thriller (déjà ancien) de politique-fiction:
"D'une manière générale, les policiers ne sont pas armés pour faire face à la personnalité criminelle. Ils en sont incapables aujourd'hui et ça ne fait qu'empirer. Une génération amorale va bientôt, plus tôt qu'on ne croit, prendre la relève. Comment imaginer que nous pourrons échapper alors à la naissance d'un nouvel Etat policier?"
J'aime bien les romans policiers. Pas tous.
J'ai bien aimé "Les raisons du doute" de Gianrico Carofiglio. Points. Editions du Seuil.
Voilà.
Et puisqu'on y est, "Dernier tramway pour les Champs-Elysées" de James Lee Burke. Rivages/noir Editions Payot.
Re-voilà
"Les tribulations d'un consommateur ordinaire qui se prenait pour un écolo exemplaire": un titre qui, avec son sous-titre: "Voyage aux origines de mes objets quotidiens" couvre presque toute la couverture du livre de Fred Pearce. A tel point que le nom de l'éditeur a dû être écrit en tout petits caractères (Editions de La Martinière).
Mais c'est très éclairant sur notre société de consommation. On y trouve même (!) quelques notes d'optimisme.
Voilà.
C'est vous qui voyez.
C'est le titre du dernier bouquin de Jacques Généreux dont je vous cite les premières lignes: " Durant les vingt premières années de ma vie, j'ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents; au cours des trente suivantes, j'ai vu mourir la promess'es d'un monde meilleur". Les lignes suivantes sont de la même veine. "Jusque là, ça va", me suis-je dit. Ce n'est pas très original mais ça va.
Le reste n'est, hélas! pas très original non plus.
Voilà: vous avez économisé 18 euros.
Ne me remerciez pas, c'est tout naturel.
Une mystérieuse société, le CFR (Consortium de Falsification du Réel) s'emploie à créer de la réalité, à produire du faux au lieu de laisser le soin aux événements de produire du vrai. Un jeune Islandais, Sliv Dartunghuver, est recruté par une société de conseil en environnement qui n'est qu'une façade pour une des nombreuses antennes du CFR. C'est sa carrière au sein du CFR que nous retrace Antoine Bello dans "Les Falsificateurs" et "Les Eclaireurs" (Folio ed.).
Au fil des pages, nous découvrons comment le CFR agit mais, même si nous savons qu'il retire assez de bénéfices de ses activités pour fonctionner et financer ses impostures suivantes, nous ignorons tout de ce qui le fait agir.
Le profit? Improbable. La volonté de puissance? Non. L'ambition? Elle ne se manifeste qu'en interne. Une idéologie? Impossible à déceler. Le jeu? Oui, à première vue. Mais en y réfléchissant ...
Derrière le déroulement des aventures de Sliv, se posent les questions: Qu'est-ce que l'information? Qu'est-ce que la réalité? Qu'est-ce que la vérité? Qu'est-ce que le pouvoir? Mais aussi qu'est-ce qui est bien et qu'est-ce qui est mal? Peut-on faire le mal avec la meilleure volonté du monde? A-t-on le droit de décider du destin des autres? Peut-on déterminer en fonction de ses propres critères ce qui fera leur bonheur? Etc.
Ce n'est pas désagréable à lire.
... Et prenais un journal pour le lire en marchant.
Ce n’est pas que je sois ardent en politique :
Les révolutions rendent un peu sceptique ;
Mais, par vieille habitude et besoin machinal,
Je parcours volontiers, tous les soirs, un journal,
Pour savoir si l’on va changer ou non de maître,
Comme avant de sortir on voit le baromètre.
(François Coppée)
Peter May a écrit une série de polars (collection Babel Noir chez Actes Sud) qui se passent dans la Chine d'aujourd'hui.
Commencez par le premier: "Meurtres à Pékin".
Vous y trouverez un rapport avec un de mes précédents articles.
Moi, j'ai bien aimé.
Le même blog mais ailleurs:
"Si tu risques
de croiser quelqu'un
qui veut faire ton bonheur,
change de trottoir!"
(Henri Jeanson)
Certes, nous sommes embarqués sur le Titanic mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter: en cas de problème on nous transfèrera sur le radeau de la Méduse.
Copyright? Bof! Si ce que j'écris vous plaît, vous pouvez le recopier. Si vous êtes gentils, vous pourrez dire que j'en suis l'auteur. Sinon, je ne vous ferai pas un procès.