Les supporters de l'OM et du PSG se sont affrontés et en ont profité pour casser quelques vitrines et renverser quelques
voitures à la suite de l'annulation pour cause de H1N1 du match qui devait avoir lieu hier.
J'écris "à la suite" et non pas "à cause de" parce que si le match avait eu lieu, ne se seraient-ils pas affrontés quand même comme à l'occasion de nombreux rencontres passées?
Et si le match avait été annulé à la dernière minute pour cause d'intempéries comme celles qui on frappé le midi la semaine dernière?
Les commentaires ont cependant tous mis ces "débordements" sur l'annulation et sur le fait qu'elle avait eu lieu tardivement. Comme s'il était évident pour tout le monde que la "déception" de ces
"supporters" ne pouvait que dégénerer.
"On aurait dû prévoir", "on aurait dû s'y prendre plus tôt", a-t-on entendu de la bouche de personnalités du sport et même de responsables politiques qui s'appliquaient -démagogie oblige!- à ne pas
parler de la cause première de ces événements.
Cette cause n'est-elle pas plutôt que, pour des raisons de gros sous (ça rapporte le bizness du sport-spectacle) l'on a laissé le foot devenir le prétexte à l'expression du crétinisme chauvin et
l'exutoire de la violence la plus imbécile. Et les vrais responsables ne sont-ils pas ceux qui protestent avec le plus de véhémence? Et qui admettent implicitement que les "supporters" et leurs
débordements sont en réalité leurs complices dans la dramatisation nécessaire au remplissage du tiroir-caisse? Avec, bien entendu, l'assentiment des pouvoirs publics.
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