Soucieux de tirer le meilleur parti des effets d'annonce, j'ai, il y a quelques jours, annoncé officieusement que je caressais le projet
d'annoncer que, le moment venu, je ferai une déclaration pour annoncer mon intention d'annoncer que j'envisageais d'annoncer que je serai candidat à la présidence de la République aux élections de
2012 et peut-être même avant (pour prendre tout le monde de vitesse).
Ceci pour préparer l'opinion à l'annonce officielle.
J'avais déjà communiqué à mes fidèles lecteurs mon avant-projet de slogan: "Votez pour moi, ça ne peut pas être pire".
Parmi ceux qui m'ont manifesté leur soutien, il y en a un que je destinais au portefeuille de la condition féminine, lui le délicat poète aussi habile à déchiffrer la notice de montage d'un meuble
Ikéa qu'à interpréter le Kama-Soutra. Vous voyez de qui je veux parler.
Or voilà que je suis poignardé dans le dos.
Mon slogan a été tourné en dérision. Affectant hypocritement de vouloir m'éviter de tomber dans le piège de la démagogie avec une promesse que je ne pourrai peut-être pas tenir en sous-entendant
que je pourrais éventuellement faire mieux, le traître Carlus (car c'est de lui que je parle), au lieu de "Votez pour moi, ça ne peut pas être pire", a suggéré de dire "Vous croyez que ça ne
peut pas être pire? Votez pour moi!".
Je vous prends à témoin: peut-on être plus sournois?
Eh bien tant pis pour lui!
Le portefeuille-baise-en-ville de la condition féminine lui passe sous le nez!
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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner.
Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas.