Le préfet des Côtes d'Armor a ouvert son parapluie et alerté les membres du gouvernement, premier ministre, ministre de l'intérieur et
secrétaire d'état à l'écologie, au sujet du grave problème que pose la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes.
Après avoir mis en cause l'élevage industriel et concentrationnaire des porcs (pudiquement appelé "pratiques agricoles") sur lequel la profession (les éleveurs eux-mêmes mais aussi la
filière dans son ensemble) "n'est pas prête à accepterun changement profond" (il y a trop de pognon en cause sans doute), on pourrait penser qu'allant jusqu'au bout de son
raisonnement, il irait jusqu'à souhaiter que les destinataires de sa note fassent acte d'autorité ou -en langage préfectoral- "affichent une politique volontariste pérenne" (c'est leur
boulot, que diable!) et mettent un coup d'arrêt à ce qui ressemble à une catastrophe écologique mettant en danger la santé et même la vie des habitants des zones touchées.
Que nenni! Les algues vertes ont encore un bel avenir devant elles: sans illusion aucune, il ne demande à l'état que de "stabiliserou limiter" ce phénomène.
Pour protéger la population? Non!
Pour "éviter que l'Etat ne soit à nouveau mis en cause" (il a été condamné en 2007 par le tribunal administratif).
(Source: Le Monde.fr)
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