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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:33

On sait que le roi-soleil souffrait d'une fistule anale. "Souffrait" est le mot juste. On peut ajouter "atrocement". Il fallait opérer.

Les chirurgiens royaux s'attelèrent à la tâche et -étonnant pour l'époque- l'opération réussit.

Cela se passait en 1686.

Pour remercier le ciel, la supérieure de l'institution de Saint-Cyr écrivit ces quelques vers:

Grand Dieu sauve le roi!

Longs jours à notre roi!

Vive le roi!

A lui victoire

Bonheur et gloire

Qu'il ait un règne heureux!

Et l'appui des cieux!

Et elle demanda à Lully de mettre ce petit "chef-d'œvre" en musique afin de le faire chanter aux demoiselles de Saint-Cyr lors des visites que Louis XIV rendait à ses pensionnaires.

En 1714, soit vingt-huit ans après, Haendel, en visite à Paris, eut l'occasion d'entendre cette chansonnette dont il nota paroles et musique. De retour à Londres, il fit traduire les paroles quasiment  littéralement, signa le tout sans scrupule et alla offrir le tout à George 1er.

Devant le succès que remporta ce "God save the king", ce qui était un cantique d'action de grâce pour la réparation d'un royal anus devint l'hymne national britannique.

Source: "Pour tous l'or des mots" de Claude Gagnière. Collection Bouquins. Laffond éditeur.

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commentaires

michel-la-six 31/01/2014 16:34

Annus horribilis, selon Élisabeth, c'était donc ça ?

Pangloss 31/01/2014 17:01



Un "N" qui change tout;



Dr WO 31/01/2014 10:12

Dans mes "chroniques médicales" (la 11), j'avais également raconté cette histoire savoureuse.
Dr WO

Pangloss 31/01/2014 12:23



Cette chronique m'a échappé. Je cours y voir.



Catoneo 31/01/2014 09:42

J'ignorais ce fondement !

Pangloss 31/01/2014 12:23



Je connaissais l'épisode de la fistule, pas celui de l'hymne national.



NOURATIN 31/01/2014 08:18

Cela n'a rien d'étonnant vu que les Anglais sont tous des trous de balle.
Oui, je sais mais il fallait bien que quelqu'un s'y colle.
Amitiés.

Pangloss 31/01/2014 09:08



Et l'entente cordiale, c'est de la merde? Moi, j'aime bien les Anglais, les Italiens, les Allemands etc. En général. Mais j'admets des exceptions.


Pour les peuples plus lointains que j'aime moins, toujours en général, j'admets aussi des exceptions.


Amicalement.



josette 30/01/2014 21:29

il me semble que les chirurgiens royaux se firent la main sur bon nombre de fistules prolétaires avant de porter le fer , en l'espèce l'or, du royal bistouri sur le fondement de la royauté.
un peu comme si pépère le fourbe se faisait opérer de la prostate après bon nombre de citoyens ordinaires urinants en pointillés ...pas de quoi chanter alleluia ni de se réjouir pour le bon
peuple
les glandes des glandus qui nous dirigent si tu savais ce que je m'en tape !
quand a chanter god save the king dimanche à la messe, pour ce monsieur ....JAMAIS!

Pangloss 31/01/2014 09:02



Mais oui! C'était l'habitude. Je ne voulais pas jeter de l'huile sur le feu de tes convictions révolutionnaires.


Mais restons calmes! Je ne voyais dans cette anecdote que le cosmopolitisme européen de l'époque et le nombre de nationalités des auteurs de cet hymne.


Vale!



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