On a renvoyé trois Afghans à Kaboul. Nouvelle qui ne satisfait pas ceux qui estiment que trois, ce n'est pas beaucoup au regard des milliers de sans papiers qui se
trouvent clandestinement en France. Et qui ne satisfait pas non plus ceux qui voudraient que notre pays offre sans condition l'asile (politique, économique, écologique) à tous ceux qui arrivent
chez nous de quelque pays que ce soit. Les trois expulsés sont logés à l'hôtel à Kaboul et ont reçu un pécule de deux mille euros. Ils sont apparus sur France 2 en pleurs en se plaignant de ne pas
avoir eu le droit de rester chez nous et qu'en les expulsant on ne leur a pas laissé le temps d'emporter leur portable et leur lecteur MP3.
Bravo à Besson! En plus il veut qu'on cause de l'identité nationale! C'est tendre le dos pour se faire battre! Sarko aurait dû le laisser au PS: malin comme il est, il y aurait fait plus de
mal qu'il ne fait de bien à l'UMP.
Car voilà un joli planté!
Pourquoi ces trois-là et pas les autres?
Pourquoi les loger à l'hôtel et leur donner de l'argent? Les prochains SDF qui mourront de froid dans nos rues apprécieront.
Combien à ce tarif coûterait au contribuable l'expulsion de tous les clandestins?
Certains se donnent le beau rôle de protester contre les charters qui ramènent chez eux une faible proportion de clandestins. Ne serait-il pas plus logique qu'ils réclament que l'on organise des
charters destinés à faire débarquer chez nous tous ceux qui rêvent de fuir leur pays? En effet, ceux qui sont arrivés en France ont eu les moyens financiers et physiques d'aller jusqu'au bout du
voyage. Pourquoi laisser en Afghanistan les plus pauvres et les plus faibles? Seraient-ils trop loin pour éveiller la pitié?
Il semblerait qu'en politique il vaille mieux s'agiter qu'agir et surtout il faut parler, parler, parler dès qu'on aperçoit un micro. Hélas! Tout le monde n'a pas les conseils en communication dont
a bénéficié Jean Sarkozy.
Mais il n'y a pas que ça qui m'a agacé.
Il y a le battage qu'on fait autour des organisations de consommateurs convoquées par le ministre de tutelle à une "importante réunion". C'est mal barré: la plus importante ne veut pas y aller.
Pour de nombreuses raisons dont celle-ci: il n'est pas question de prévoir l'organisation d'actions collectives de consommateurs contre les entreprises. Ça pourrait se discuter si la raison
invoquée n'était pas que tant que la crise n'est pas finie, les entreprises sont encore trop fragiles. Ce que je traduis par "en attendant l'après crise, les entreprises peuvent sans risque se
livrer à leurs petites affaires", les consommateurs isolés n'ayant pas les moyens, pour quelques sous, de jouer les petits pots de terre contre les grands pots de fer.
Prendre le temps de la réflexion, est-ce trop demander?
Mais peut-être ont-ils la tête vide?
Une nouvelle preuve que la fonction ne crée pas l'organe.
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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner.
Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas.